Koszecin
Jeudi matin, 10 heures, nos bus reprennent leur route vers l'est. Nous quittons Berlin en longeant quelques hectomètres de vestiges du « mur ».
La perle du jour, entendue dans le car : « A quoi ça servait le mur ? ». Mais oui au fond, réflexion faite, , à quoi ça servait le mur ?... Cette réalité nous semble tellement lointaine. Tous ces récits d'évasions qui ne datent « que » des années 80...
Nous roulons tranquillement vers la frontière polonaise. Première pause à ce qui nous semble être le poste frontière. Nous recherchons quelqu'un qui pourrait être un préposé de l'administration. L'endroit n'est pas franchement animé. Nos chauffeurs finissent par se procurer les vignettes à apposer sur les véhicules. Un fonctionnaire en uniforme nous indique un autre endroit où nous trouverons les vignettes autoroute et un endroit pour pique-niquer.
Nous trouvons un snack bar dont les toilettes sont payantes : 1 zloti le jeton. Nous négocions un tarif de groupe pour un forfait « accès illimité ».
Anecdote du jour : un polonais, la cinquantaine avenante, aborde un petit groupe devant un distributeur dont il détaillait le contenu. Et, surprise, l'homme remet à Jean Pierre soixante euros en faisant comprendre qu'il faut les changer en zlotis pour s'acheter des friandises. Nous décidons que cela nous fera une petite caisse « goûters collectifs ».
Les premières dizaines de kilomètres d'autoroute polonaise sont rythmés par le passage des roues sur les jointures des plaques de béton. La vitesse est limitée. Le soleil s'est fait de la place et la forêt de résineux fait place à un paysage un peu plus riant.
21 heures : la nuit est tombée depuis un bon moment. Notre position à l'Est nous a arrimés à l'heure solaire. Nous arrivons à Koszecin. Nous sommes patiemment attendus par Jean Claude, l'organisateur de notre séjour, ainsi que Michal et Ewa, deux polonais qui apparemment travaillent dans le centre qui nous héberge.
Dans une grande salle accueillante, un buffet nous attend. De la charcuterie, mais aussi des crudités. Le coca a cédé la place à de grands verres de thé chaud, ce dont nul ne se plaint.
Répartition du couchage : les filles dorment sur place et les garçons repartent avec le « short bus » (sans remorque) non loin de là dans un centre d'hébergement de vacances. Forêt, plan d'eau recouvert de brume, pleine lune : ambiance forêt des Carpathes assurée.